Estrie Cantons-de-l'Est travailler dans les cantons-de-l'Est

Chronique d’une Montréalaise – Épisode 3 : Trouver un emploi dans les Cantons-de-l’Est

Comme je vous l’ai raconté dans la dernière chronique, lorsque nous avons annoncé notre départ à la campagne, nos proches ont tous cru qu’on allait s’ennuyer. Mais la deuxième question était toujours :  où allez-vous travailler?

La vie professionnelle en dehors des villes semble souvent inexistante. Beaucoup de gens qui font le saut gardent leur emploi à Montréal et surfent entre l’autobus, la voiture et le télétravail. Après tout, on se retrouve à seulement 1h30 de la grande ville et il y a 10 trajets d’autobus par jour. Mais est-ce vraiment une vie agréable? Toujours être sur la route? De mon côté, c’est ce que je voulais éviter. On avait fait le choix de vivre à la campagne, pas dans une banlieue.

J’ai alors pris la décision de beaucoup de jeunes qui partent en région : devenir travailleuse autonome. J’ai d’ailleurs appris récemment qu’on est la région qui compte le plus de gens à leur compte! En prévision du déménagement, j’ai donc trouvé plusieurs contrats à Montréal, en me disant que le risque serait moins grand puisque je pouvais travailler de partout où je désirais, tant que j’avais un ordinateur.

Ça aurait pu devenir la bonne solution, mais cela n’a pas fonctionné comme je le voulais…

 

Être travailleur autonome en région

Il y a eu d’abord l’épisode d’Internet. Maintenant que je repense à cette aventure d’absence de connexion, ça me parait assez surréel. Voilà bientôt 9 mois que nous sommes branchés à la fibre et que nous sommes de retour au 21e siècle! Mais à l’époque, cela avait posé bien des problèmes. Par exemple, comme je gérais des pages de médias sociaux pour des clients, il fallait que je télécharge des vidéos ou des images. Cela me prenait des heures sur le réseau cellulaire. J’avais même du mal à visiter de simples sites en ligne. Pas facile d’avoir l’air professionnel et de me montrer crédible comme spécialiste du web dans ces conditions!

Ensuite,  il faut avouer que j’étais partie sans réelle préparation. Je n’avais pas essayé de trouver des clients dans la région. Quand les contrats de Montréal se sont terminés, j’ignorais comment en dénicher d’autres en Estrie. Isolée et sans réseau. Comment approcher de nouveaux clients dans un univers d’affaires que je ne connaissais pas? Les codes y étaient différents. Je repartais un peu de zéro.

 

Travailler dans les Cantons-de-l’Est

Bref, ça aurait pu mal virer. Mais la magie était que j’avais choisi de m’installer à Magog. Et ici, si tu cherches un job, il y en a quand même beaucoup. Et même, surprise, dans des domaines spécialisés! On associe souvent les Cantons-de-l’Est aux retraités et au tourisme. Pourtant, au bout de quelques mois, je me suis rendu compte que des offres d’emploi en communication marketing sortaient régulièrement. Peut-être pas 30 par jour comme à Montréal, mais c’était loin d’être le désert professionnel. Parce que oui, il existe moins d’offres, mais il y a aussi moins de concurrence! J’ai donc envoyé mon CV dans une entreprise de TI, Boréalis, qui me plaisait beaucoup, car ils étaient très engagés au niveau du développement durable. Quelques heures plus tard, on m’appelait, et après 1 semaine, j’étais embauchée.

 

Faire avancer sa carrière dans les Cantons-de-l’Est

Ce qui peut faire peur, quand on part s’installer dans un nouvel environnement, c’est de se retrouver coincé dans une situation, sans possibilité d’échappatoire. Lorsqu’on sait qu’on a choisi quelque chose et que ça ne nous ait pas imposés, il est plus facile de l’apprécier. Bref, ça peut être stressant de se dire : Ok j’ai trouvé un emploi super en région, mais si j’ai envie de changer, est-ce que je vais pouvoir? Ou est-ce qu’en partant loin de la grande ville, je restreins mes possibilités?

Après six mois chez Boréalis, Chacha Communications a cogné à ma porte et m’a proposé un bel emploi que j’allais pouvoir façonner à mon goût. Le plus beau dans tout ça? J’avais toujours voulu travailler dans une agence (oui, c’est sûrement un peu l’effet Mad Men)! Or, je n’avais jamais réussi à en intégrer une à Montréal. J’étais soit trop junior, soit pas assez junior. Il aura fallu que je déménage à la campagne, pour réaliser ce petit plus dans ma carrière. La vie dans les Cantons-de-l’Est réserve décidément plein de surprises…

Dans la prochaine chronique, je vous raconterai mon premier été dans les Cantons-de-l’Est et comment on survit à la horde de touristes qui débarque en ville. Ça nous fera doucement rêver au retour de la belle saison!

 

Alexandra est rédactrice pour Chacha. Elle se spécialise notamment en rédaction pour le Web depuis maintenant 8 ans. Vous ne savez pas comment débuter la rédaction de votre site Internet ou créer des publications sur vos médias sociaux? Vous avez besoin de slogans qui attirent l’attention pour vos publicités en ligne? L’équipe de Chacha sera là pour vous aider! Contactez-nous pour en savoir plus.